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samedi 9 mai 2009

Anzac Day

A la base ce jour est dédié à célébrer les militaires australiens et Néo-Zélandais qui ont bla bla bla (http://en.wikipedia.org/wiki/ANZAC_Day). Cette année l'Anzac Day fut LE jour le plus beau en terme de vague à Sydney depuis le début de l'année.

La veille, Jean-Charles, un français rencontré ici, m'appelle et essaye de me motiver pour aller à Shark Island. Il me dit que tous les surf shop savent que ce samedi 25 avril sera un grand jour : 6 pieds, 12 secondes orienté Est, du lourd pour ceux qui arrivent à déchiffrer ces chiffres. Je me dis que cela risque d'être bondé sur le spot, et vu la taille, le choix de vagues sera encore plus dure. Et puis je tombe sur ce lien et je me dis très bien : j'ai rien raté ou j'ai tout raté si l'on est venu pour admirer, enfin je me comprends...



Bon ma session à Tamarama ne fut pas la meilleure, mais assez intense. La configuration n'est pas du tout pareille qu'à Shark Island : de gros murs de 2m, 2m50 claquent et ferment sur toute la longueur. Pas très rassurant. Un gros courant. Tout le monde est sur la gauche donc je décide de choisir les droites qui sur un mal entendu peuvent dérouler. Je suis entre Tamarama et Bronte. Je suis seul au pic avec un gars qui fait du bodysurf et qui se prend pour un dauphin : à chaque fois qu'il passait sous une vague il ressortait en sautant et criant comme un poisson (enfin je me comprends). Au bout d'1 heure, j'ai pris 2 mioses : vagues plates sans intérêt. Puis je me replace et là je choppe un bonne bombe. Gros take-off. Gros Bottom. La lèvre est au dessus de moi. Puis elle s'explose sur ma palme et l'arrache de mon pied malgré l'attache. Voilà, session terminée. J'essaie de rentrer au bord et là trop de courant. Je me retrouve en face du rocher. Je décide donc en palmant d'un pied d'aller vers Bronte pour ne pas nager a contre courant et de revenir par la route a Tamarama.

Je suis content mais déçu de ne pas continuer la session, surtout quand je vois passer une bombe comme ça à Bronte.


Bronte ce jour-ci.

Tout le New South Wales a eu des vagues exceptionnelles, les photos et vidéos fusent de partout sur les sites spécialisés et tout le monde est d'accord pour dire que ce fut la meilleure houle de l'année ici. Pour l'instant. Car mardi, l'action est de retour mais cette fois-ci je verrai ça des webcam du boulot. Pour finir quelques photos de ce grand jour.


Avalon



Shark et sa dalle presque à sec. José Marquinas un local de Tamarama n'a pas hésité
à faire le déplacement.


Shark encore, avec regardez bien encore cette dalle
en bas de vague qui déforme la dernière section
pour en faire quelque chose d'assez... étonnant.

mercredi 17 décembre 2008

First Session at Shark Island!

Tout commence de bon matin...Ça commence la nuit même.

3h45 réveil. Bizarrement, j'ai aucun mal à me réveiller. Je prend un petit déjeuner et pars.

4h30 je suis donc dans les rues de Sydney. Tout de suite, je croise quelque personnes qui me regardent d'un air "Bon courage mon gars!" ou "Mais qu'est-ce-tu fais là, la nuit avec ton boogie?". Bref, entre toutes les personnes qui sortaient de boîtes la tête à aller se coucher, il est clair que j'avais de quoi me dire :"Mais bordel qu'est-ce-que je fous là?"

4h50 j'arrive chez Xavier, un bodyborder français installé depuis 3 mois sur Sydney. Il connait par cœur les spots de Sydney et c'est lui qui nous a poussé à nous lever aussi tôt pour profiter de la bête. Je dis "nous" car 5 min plus tard Hugo, un autre bodyboarder de Lacanau nous rejoins. On pars donc prendre le train.

5h15 on est dans le train et ça parle bodyboard évidemment. On est dans le pays roi et on va se faire une session sur la vague la plus médiatisée en Australie : normal qu'il n'y ai qu'un sujet de conversation. Mais,on ne peut éviter le sujet concernant les requins. Et Hugo, nous donnera le conseil du jour :"Les gars ne pissez pas dans l'eau, ça attire les sharks!". Brrrr!

6h, on arrive à Cronulla. On sent clairement une excitation ambiante. Pour ma part, j'appréhende un peu aussi de voir comment se présente notre amie la vague. On marche donc vers la dalle. C'est même une marche sportive que nous faisons tellement on espère que tous ces efforts n'ont pas servi à rien. Et après une montée sur la falaise, c'est LE soulagement. On voit une série de vague parfaite!!

1/4 de seconde après, s'en suit donc le changement en combinaison, l'échauffement (très appliqué pour notre ami Hugo) et la mise à l'eau (direct pour Xavier). Les 5min de rame font aussi office d'échauffement mais c'est aussi l'occasion de passer juste à côté des vagues et de voir les surfeurs déjà sur place manœuvrer dans les tubes. Une pure vision qui entraîne un sentiment assez confus : excitation ou peur? Je ne sais plus. Je suis juste scotché sur la forme, la couleur et la beauté de ce tube. Puis au final, c'est l'appréhension de voir que la vague casse sur à peine 5 ou 10 cm de corail : "Heuu, on attend pas que la marée monte là???"

Pour ne pas faire dans le trop technique, sur certaines vagues les surfeurs à marée basse sont obligés de rester dans le curl (à mi-hauteur de la vague) pour éviter de se faire lacérer sur la dalle.

A y réfléchir c'est complètement insensé de se lancer dans une telle masse d'eau en ayant comme seul point de chute un matelas de corail . Mais ici, moins il y a d'eau en bas, plus la vague dégage une énergie monstre, et plus le rush d'adrénaline est fort!

Il le dise bien dans la bible du routard surfer :

"Shark Island is a dry-sucking intense right-hand reef break" Wave-Finder Australia

8h30 la marée est mi-basse et cette phrase (assez incompréhensible pour les non initiés, je l'admets) prend tout son sens, car les vagues sont calés (elles déroulent quasiment toujours du même endroit) et sont d'une telle puissance que si vous vous mettez en face d'une vague en train de casser (devant la dalle donc) vous vous faites emportés vers la vague à une vitesse folle. Ça peut paraitre marrant de se laisser porter mais quand la vague en face claque sèchement ce n'est pas un position super confortable.

Pour une première, je suis plus observateur et prend des vagues assez légères. Hugo pratiquant le bodyboard en compétition prend des vagues correctes et charge quelques grosses. Xav, connaissant le spot, n'hésite pas à se lancer bien à l'intérieur. D'ailleurs, il en fera les frais sur une mauvaise chute qui trouera sa planche collector...

petite lacération sur la dalle pour Xav


Au retour de chaque vague les discours sont courts mais assez explicites à l'eau :
-"That was f***ing sick!"
-"I just dropped and get a barrel! F*** man!"
-"I was just like WOH WOH WOH!"
-"F***!"
-"What a sick wave man!"

A l'eau, tout le monde reste concentré. Et dans un jour comme ça (1m50 de houle), il faut se battre et bien se placer pour prendre les bonnes vagues tout en respectant les habitués du spot.

9h30, la marée monte, et le nombre de surfeurs à l'eau augmente ce qui rend vraiment dure de prendre une vague. Je décide donc de sortir histoire de filmer et d'avoir un souvenir de cette mémorable première session à Shark Island. Ça donne ça (la prochaine fois j'utilisaire un pied pour moins trembler).





11h on repart en train, pleins d'images en têtes. On se repasse ce que j'ai filmé pour en revoir. On est quand même bien vanné mais heureux de la session. Maintenant, on attend la prochaine avec impatience peut-être sur un autre spot cette fois-ci...

Xav et Hugo avec le sourire de fin de session


PS : mention spéciale à Hugo qui malgré son super échauffement resta 20 min au large avec une crampe et sans planche après l'avoir perdu sur une chute. Il est clair que là ou il était c'était le plus mauvais moment pour avoir une crampe. De plus, il avouera aussi avoir pissé dans l'océan, le vilain!

lundi 8 décembre 2008

Visite de la mecque

Dimanche est une vrai journee off pour nous. Pas la peine de chercher un appart, on en a deja un. Pas la peine non plus de chercher du boulot car les annonces paraissent le lendemain. Du coup, pour notre dernier jour avec Aurore et Marc ont se decide d'aller a l'une des mecque du bodyboard : Shark Island!


Pour faire un rapide topo, le bodyboard australien a influence toute la planete bodyboard en matiere de style et de maneuvre radical. Les australiens sont les maitres du bodyboard a l'heure actuelle. Certains spot sont à l'origine de cela. Et Shark Island est le plus connu. C'est une vague ultra radical qui s'enroule autour d'une dalle. Sa puissance est hors norme quand la houle est grosse. Et c'est ici que le bodyboard devient un sport vraiment à part entiere. Bref, je ne vais pas m'eterniser. Voila plutot une video de la vague, avec sur la plupart des vagues les pros australiens qui viennent des que le monstre surgit. Sur les vues d'helicopter, là ou c'est blanc, c'est la dalle de rocher.



Apres une heure de train (un peu moins pour Marc, Aurore et Yohan qui n'a pas eu peur de faire le trajet en couchette dans le nouveau van de notre couple d'ami), nous voila à Cronulla. On sort de la station de train et la zero repere. On ne sait meme pas ou se trouve l'ocean. Je decide d'aller voir une personne au style surfer :
-"ouere ise ze nireste biche?" je demande avec mon super accent
-"aille donte no" me repond il avec le meme accent
-"ahh french!" je reponds un peu betement
-"ouais francais..."
Et de la nous partimes tous ensemble à la recherche de la plage. Mais pas de n'importe quelle plage car apres seulement 2 jours en australie, Jean-Charles vient aussi voir la mecque. Du coup, la discussion tourne vite sur le theme bodyboard et Shark Island. A peine le temps de retrouver Aurore, Marc et Yohan, que Jean-Charles avait pris les infos aupres des lifeguard. Rapides presentations et en route vers la fameuse dalle. A ce moment, on s'imagine les murs d'eau qu'on a vu en video des centaines de fois. On frissone rien qu' à s'imaginer tomber et toucher le rocher. On devient impatient de voir la bete et au detour d'un virage on apercoit ca.



Shark Island c'est le truc blanc au milieu. Impressionant non?

Oui, ce dimanche Shark Island etait couche. On le savait mais ca ne nous a pas empeche de rester observer la petite bete. D'ailleurs on s'est demande pourquoi Shark Island mais pas de reponses. Juste toutes sortes d'histoire entendue autour des requins histoire de se faire peur.


Marc en paparazzi et Jean-Charles en plein recueillement devant la mecque.

Bon, cela ne nous a pas refroidi et on s'est promis de revenir des qu'une houle (pas trop mastoque quand meme) fera marcher la vague histoire que cette fois-ci on reparte la tete pleins d'image. On prendra bien sur toutes les precautions d'usage.

Petite trempette des pieds sur Cronulla beach avant de partir quand meme