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jeudi 5 novembre 2009

Aussie Pipe!

Ce devait être un petit détour en rentrant sur Sydney si les conditions étaient là... Un click pour voir que cela s'annonçait épique, magique, féerique pendant 2 jours.

4 étoiles. Des visions tout droit tirées des séquences de film de boogie.


Vision de fin de la première journée.
Ça maaarche!!

A l'eau du coup, c'est la foule d'étoiles australiennes. Dans l'ordre d'apparition : Singer, Novy, Clarke, King et Arent pour ne citer que les plus connus des aficionados.
Certains ont parcourus plus de 1000km. C'est leur métier.


Côté médias sur les 2 jours,
on pouvait compter 5 caméras autant d'appareil photos sur terre,

un bateau pour prendre la vague de profil et 2 photographes à l'eau.
Tout ce beau monde à l'affût de chaque manœuvre d'un des pros.


Mais ceux qui méritent la palme (ou la paire de palme si l'on considère le sport dont on parle), ce sont définitivement les jeunes locaux. Et surtout les locaux aborigènes qui ont une maîtrise du lieu et un total engagement.


On ne parle jamais d'eux dans les magasines alors qu'ils assurent un show autant si ce n'est plus fracassant que leurs célèbres collègues.


Ce local aborigène là est tout simplement un monstre à l'eau.
Il a enchainé tube sur tube en envoyant quelques gros airs en sorti!
Là il est sur le point de faire son 135ème tube de la journée.


Pour ma part, ce fut l'un des meilleurs sessions que j'ai eu en Australie. Cette vague est folle offrant tube sur tube : c'est le top 50. Le récif à a peine 15cm (ou moins des fois selon la marée) y est pour beaucoup.

Petite vision classique des lieux pour finir.

Pipe at Aussie Pipe from Sandy Beach on Vimeo.


vendredi 29 mai 2009

Top of the spot 2

La Gold Coast ou le Saint Tropez du surf : des célébrités (des surfeurs pros), des paparrazi (des photographes), et de l'action. C'est pas non plus strass et paillettes car cela reste du surf.

Le premier jour on arrive en milieu d'après midi à Coolangatta dans le Queensland. C'est un village pas très charmant mais tous les spots qui font la réputation internationale de la Gold Coast sont ici. Premier stop à Kirra : une vague qui a fait rêverr tous surfeurs. Problème, ces dernières années cette vague a été modifiée par le dragage de sable et malgré la protestation de nombreux surfeurs Kirra n'est plus comme avant. Néanmoins, on a pu voir de beaux restes en arrivant : une belle longue droite avec plusieurs sections pour tuber.


Kirra

Deuxième stop et première mise a l'eau dans la même journée a Snapper Rocks à 500m de Kirra. C'est le spot officiel où débute le championnat du monde de surf. Plus c'est petit et plus il y a du monde. Ce jour-ci les conditions sont bonnes avec un bon 1m50 parfaitement glassy (plan d'eau lisse). Le départ sur la vague est abrupt et ouvre sur un gros tube avant de dérouler sur 200m les meilleurs jours. L'entrée a l'eau se fait quasiment en face de là où casse la vague entre 2 plateforme de rochers. A l'eau beaucoup de vagues passent et pas grand monde se lance car certaines vagues ne déroulent pas. Au bout de 20 mn, je décide d'en prendre une et me retrouve quasiment sur l'autre plage. Une vague plus tard j'y suis bien et en revenant j'aperçois au loin sur la palge Caro en devinant sa tête de "pas contente inquiète" : elle m'avait effectivement perdu de vue.


Snapper Rocks et sa fierté


Echauffement avant l'entrée à Snapper Rocks


Petit Snapper Rocks le lendemain avec Surfer Paradise au loin.

Le deuxième et troisième jour la houle est moins grosse du coup direction sur Duranbah juste derrière Snapper Rock. Ici, la vague est plus courte mais creuse rapidement. Dans les meilleures conditions c'est un vrai skatepark pour bodyboarder. A l'eau, du pro brésilien, japonais et bien sûr australien. Pas mal de photographes et de cameramen. A l'eau c'est la bousculade : les locaux ne se gènent pas pour ragasser (prendre toutes les bonnes vagues sans respecter les autres à l'eau). Du coup c'est presque la mauvaise ambiance à l'eau. Heureusement, ce fut 2 jours de bonnes vagues.


On dirait pas là mais je suis content d'aller à l'eau


surtout à Duranbah!


Encore Duranbah!


Une bonne vaisselle après une bonne session à Duranbah!

Voilà maintenant, c'est au tour de Caro de prendre la vague. On est revenu sur Byron Bay car les plages sont mieux pour débuter. Pour l'instant elle a tenu 2 secondes debout sur son surf!

lundi 25 mai 2009

Top of the spot!

Moins fameuse que la Gold Coast, la côte nord du New South Wales possède 2 droites (cad quand on est sur la plage la vague part à gauche) parmi les plus longues et les plus belles d'Australie. Elles étaient sur notre route pour Byron Bay.

La première est Angourie Point : une droite qui déroule le long d'une presque île. Malheureusement, arrivée sur les lieux c'est la tempête et le spot est impraticable. On en a quand même profité pour se ballader sur la presque île et pour approcher la bête.


Content!


Caro check la vague sur la presque ile


La bête un peu trop secoué par le vent

La deuxième est Lennox Head. Une droite d'une longueur incroyable qui déroule le long d'une avancée de terre. Le paysage est sublime mais pareil le spot ce jour la est impraticable.



Lennox Head balayé par une grosse houle


Caro recheck mais elle a décidé pas de surf aujourd'hui : trop petit pour elle

Et pour finir un secret spot qu'on a trouvé sur notre route.



Prochain report surf sur la Gold Coast et ses spots surpeuplés où l'on reste 2 jours actuellement pour profiter des conditions favorables!

In English: Not as famous as the Gold Coast, the nothern coast of New South Wales has 2 awesome spots : Angourie Point and Lennox Head. The forecast was not good so no surf. But it was cool to see these spots.

mercredi 17 décembre 2008

First Session at Shark Island!

Tout commence de bon matin...Ça commence la nuit même.

3h45 réveil. Bizarrement, j'ai aucun mal à me réveiller. Je prend un petit déjeuner et pars.

4h30 je suis donc dans les rues de Sydney. Tout de suite, je croise quelque personnes qui me regardent d'un air "Bon courage mon gars!" ou "Mais qu'est-ce-tu fais là, la nuit avec ton boogie?". Bref, entre toutes les personnes qui sortaient de boîtes la tête à aller se coucher, il est clair que j'avais de quoi me dire :"Mais bordel qu'est-ce-que je fous là?"

4h50 j'arrive chez Xavier, un bodyborder français installé depuis 3 mois sur Sydney. Il connait par cœur les spots de Sydney et c'est lui qui nous a poussé à nous lever aussi tôt pour profiter de la bête. Je dis "nous" car 5 min plus tard Hugo, un autre bodyboarder de Lacanau nous rejoins. On pars donc prendre le train.

5h15 on est dans le train et ça parle bodyboard évidemment. On est dans le pays roi et on va se faire une session sur la vague la plus médiatisée en Australie : normal qu'il n'y ai qu'un sujet de conversation. Mais,on ne peut éviter le sujet concernant les requins. Et Hugo, nous donnera le conseil du jour :"Les gars ne pissez pas dans l'eau, ça attire les sharks!". Brrrr!

6h, on arrive à Cronulla. On sent clairement une excitation ambiante. Pour ma part, j'appréhende un peu aussi de voir comment se présente notre amie la vague. On marche donc vers la dalle. C'est même une marche sportive que nous faisons tellement on espère que tous ces efforts n'ont pas servi à rien. Et après une montée sur la falaise, c'est LE soulagement. On voit une série de vague parfaite!!

1/4 de seconde après, s'en suit donc le changement en combinaison, l'échauffement (très appliqué pour notre ami Hugo) et la mise à l'eau (direct pour Xavier). Les 5min de rame font aussi office d'échauffement mais c'est aussi l'occasion de passer juste à côté des vagues et de voir les surfeurs déjà sur place manœuvrer dans les tubes. Une pure vision qui entraîne un sentiment assez confus : excitation ou peur? Je ne sais plus. Je suis juste scotché sur la forme, la couleur et la beauté de ce tube. Puis au final, c'est l'appréhension de voir que la vague casse sur à peine 5 ou 10 cm de corail : "Heuu, on attend pas que la marée monte là???"

Pour ne pas faire dans le trop technique, sur certaines vagues les surfeurs à marée basse sont obligés de rester dans le curl (à mi-hauteur de la vague) pour éviter de se faire lacérer sur la dalle.

A y réfléchir c'est complètement insensé de se lancer dans une telle masse d'eau en ayant comme seul point de chute un matelas de corail . Mais ici, moins il y a d'eau en bas, plus la vague dégage une énergie monstre, et plus le rush d'adrénaline est fort!

Il le dise bien dans la bible du routard surfer :

"Shark Island is a dry-sucking intense right-hand reef break" Wave-Finder Australia

8h30 la marée est mi-basse et cette phrase (assez incompréhensible pour les non initiés, je l'admets) prend tout son sens, car les vagues sont calés (elles déroulent quasiment toujours du même endroit) et sont d'une telle puissance que si vous vous mettez en face d'une vague en train de casser (devant la dalle donc) vous vous faites emportés vers la vague à une vitesse folle. Ça peut paraitre marrant de se laisser porter mais quand la vague en face claque sèchement ce n'est pas un position super confortable.

Pour une première, je suis plus observateur et prend des vagues assez légères. Hugo pratiquant le bodyboard en compétition prend des vagues correctes et charge quelques grosses. Xav, connaissant le spot, n'hésite pas à se lancer bien à l'intérieur. D'ailleurs, il en fera les frais sur une mauvaise chute qui trouera sa planche collector...

petite lacération sur la dalle pour Xav


Au retour de chaque vague les discours sont courts mais assez explicites à l'eau :
-"That was f***ing sick!"
-"I just dropped and get a barrel! F*** man!"
-"I was just like WOH WOH WOH!"
-"F***!"
-"What a sick wave man!"

A l'eau, tout le monde reste concentré. Et dans un jour comme ça (1m50 de houle), il faut se battre et bien se placer pour prendre les bonnes vagues tout en respectant les habitués du spot.

9h30, la marée monte, et le nombre de surfeurs à l'eau augmente ce qui rend vraiment dure de prendre une vague. Je décide donc de sortir histoire de filmer et d'avoir un souvenir de cette mémorable première session à Shark Island. Ça donne ça (la prochaine fois j'utilisaire un pied pour moins trembler).





11h on repart en train, pleins d'images en têtes. On se repasse ce que j'ai filmé pour en revoir. On est quand même bien vanné mais heureux de la session. Maintenant, on attend la prochaine avec impatience peut-être sur un autre spot cette fois-ci...

Xav et Hugo avec le sourire de fin de session


PS : mention spéciale à Hugo qui malgré son super échauffement resta 20 min au large avec une crampe et sans planche après l'avoir perdu sur une chute. Il est clair que là ou il était c'était le plus mauvais moment pour avoir une crampe. De plus, il avouera aussi avoir pissé dans l'océan, le vilain!